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Ramaa, the Saviour, de Hadi Abrar (2010)

By   /   18 octobre 2011  /   No Comments


Tiens, de l'heroïc fantasy chez Bollywood ? Perdu, il s’agit d’une version très Z de Tron : des mômes se rassemblent pour tester de le dernier jeu vidéo sorti, The Last Battle (comprendre : appuyer frénétiquement sur toutes les touches de la manette à la fois). Mais ils sont brutalement happés dans l’écran et se retrouvent sur un radeau avant d’échouer sur une ile perdue.


Tiens, de l'heroïc fantasy chez Bollywood ? Perdu, il s’agit d’une version très Z de Tron : des mômes se rassemblent pour tester de le dernier jeu vidéo sorti, The Last Battle (comprendre : appuyer frénétiquement sur toutes les touches de la manette à la fois). Mais ils sont brutalement happés dans l’écran et se retrouvent sur un radeau avant d’échouer sur une ile perdue.


Peu de chanson dans le film mais une chorégraphie d’intro qui ne peut s’empêcher d’habiller fashion des gamins de 6-10 ans (tout en les faisant chanter avec des voix d’adulte).
Le film démarre plutôt comme un remake curry de « Sa majesté des mouche »s ou « 2 ans de vacances », avec les tensions qui naissent entre les enfants du fait des différences de classe sociale. Mais les rencontres avec le Great Khali, puis avec Ramaa, vont épicer l’ambiance.

Le Great Khali vient faire coucou en jetant des enfants contre des troncs d’arbre.

Ramaa ressemble étrangement à un Mickael Jackson tarzanisé, y compris dans sa façon de passer tout son temps libre en slibard des bois avec un groupe de mineurs.

Ramaa en version Leguman.

Ramaa a partagé avec les enfants quelques champignons locaux.
Surtout que se pointent des méchants à la recherche d’une artéfact perdu suite à un conflit fraternel dont on peine à en saisir plus que le banal cliché du Bien contre le Mal. L’occasion de nous servir quelques séquences en CGI qui, en mouvement, font penser à une animation pour PS2.

Kali, frère du Great Khali (qui s’appelle en fait Vali) adore écarquiller yeux et parler par borborygme. On devine chez lui une influence Assassin Creed.

Le Great et Ramaa en version cinématique de 2003.
C’a l’air bien, hein ? Oui mais non. Car malgré tous ces éléments à forte capacité nanaromètrique, le film est un zédard fauché comme j’en ai rarement vu chez Bollywood. Le réalisateur joue la montre tout du long de son œuvre : il ne développe ni l’histoire, ni la personnalité des enfants (pourtant présentés avec des anecdotes… qui ne resserviront jamais), étire des dialogues inutiles au-delà de la raison, tente de cacher la misère avec des effets de montage nonsensique (des fondus au noir sur un même plan ?!), donne par moments dans le passage Disney (Tarzan et les animaux… des girafes sur une île ?), choisit une musique hyper cheap qui ne ferait pas illusion dans un « Mortal Kombat 37″ et ne parvient même pas à donner un semblant de dynamisme malgré des séquences de bastons hyper ringardes.

Un affrontement mémorable sur l’eau, où les acteurs sont bringuebalés dans tous les sens par leur câble.

Des effets de réalisation à couper le squeele.

Kali n’est pas content de ne pas trop savoir s’il est en chair ou en CGI moche.

L’artefact tant convoité : une épée manette de XBox qui va permettre de jouer en live avec les personnages (sachant que l’un des gamins joue le méchant ?!).

Ramaa est finalement crucifié par ses petits protégés (pourquoi ? Ne me demandez pas à moi).
« Ramaa the Saviour » est donc un étrange rejeton de l’industrie bollywoodienne, un des films les plus Z pro indien qu’il m’ait été donné de voir. Enterrant toutes les promesses de sa jaquette, il peut constituer une déception mais cela serait passer à côté de plein de petits détails rigolos. Maintenant, est-ce que ça vaut le coup de se fader 2 heures pour ça ? A vous de voir.

Ah, en fait, Ramaa, c’est leur nouveau professeur ! Attention tout de même aux heures de retenue tardives en sa compagnie…

The Great Khali says : « treat your mother right !« .

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About the author

Adepte d'un toubifrisme radical proche de l'auto-destruction messianique, Kobal ne survit qu'en se pratiquant des perfusions intra-auriculaires de doublages à haute densité nanaromètrique. Le week-end, il anime des cérémonies occultes afin de permettre à l'âme de Bruno Mattéi de se réincarner dans le corps de Jeff Leroy.

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