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Faut-il raVODer les cotes de rareté…

By   /   26 novembre 2016  /   1 Comment

nanarflix

Ben quoi… On peut toujours rêver !

Au fur et à mesure que le temps passe, les cotes de rareté de nos chroniques, introduites sur le site il y a un peu plus de dix ans, sont rattrapées par une actualité toujours plus frénétique.

Si la cassette vidéo prédominait encore à l’époque de la création du site, on a vu arriver à partir de la deuxième moitié des années 2000,  des vagues de ressorties en DVD de films qui n’avaient parfois même pas bénéficié d’un passage par la case VHS. A l’époque, existaient aussi pour les pièces les plus rares, des revendeurs de DVD-R artisanaux (Bijouflix, 5 minutes to live et tant d’autres qui ont depuis mis la clé sous la porte…) qui rippaient leurs VHS et les proposaient à l’achat sur Internet, avant de les envoyer par la poste. La préhistoire à l’heure du téléchargement direct…

Pour tous ces DVD, officiels ou pas, il nous fallait à chaque fois vérifier s’il ne s’agissait pas d’une version charcutée ou censurée, s’il y avait une piste française, à défaut des sous-titres, voir même si le zonage était compatible avec des lecteurs européens pour éviter les déconvenues. (Ô maudit zone 1 de «  Dracula Vampire Sexuel  », je n’ai jamais pu te faire tourner sur mes lecteurs !)

Avec une patience de bénédictins, nous avons remis à jour…

Puis ce fut l’arrivée du Blu-ray  nous obligeant parfois à tout modifier sur une chronique pour simplement signaler un obscur exemplaire japonais ou allemand offrant soudain une image de meilleure qualité. Parce que même en allemand,  « Le lac des morts vivants » en 1080p, c’est un indispensable.

Seul avantage de ce support finalement très proche du DVD, nous n’avions pas eu à modifier notre baréme de rareté de 1 à 7.

Et puis ces dernières années est arrivé la dématérialisation.  Des films entiers sur Youtube ou Dailymotion dans des qualités qui vont du pur HD au pixelisé dégueulasse. Des sites de streamings ou de partage en tous genres, des blogs de passionnés qui, pour l’amour de l’art, sont capables par exemple, de mixer l’image du DVD américain d’  » Eaux Sauvages  » avec la piste française récupérée sur la VHS et reboostée sur Sound Forge pour faire cossu.

Et même si nous ne parlerons ici que de l’offre légale, ce fut une véritable révolution avec la VOD. Sous nos yeux ébahis les offres se succèdent: « La Brigade en folie » en tête de gondole sur Netflix, ou « Virus cannibale » chez FilmoTV  avec un avant-propos de Christophe Bier pour 2.99 €.

Alors certains de nos lecteurs et forumers, qui par ailleurs nous signalent régulièrement des rééditions DVD ou Blu-ray qui nous auraient échappées, se sont légitimement posés la question. Faut-il réorganiser tout le système de notation du barème de rareté pour tenir compte de cette nouvelle forme de consommation filmique qui se démocratise ?

Ben… Non.

Pourquoi… Ben parce qu’on ne peut pas.

Nanarland, à l’heure où nous publions ces lignes, ce sont 914 chroniques ! 15 années de travail. S’il fallait refondre l’intégralité des cotes de raretés pour y inclure toutes les offres possibles (qu’il faut encore trouver sur la quinzaine de sites existants), ce serait un travail à plein temps !

Certes, on pourrait les ajouter au fur et à mesure comme on le fait pour les éditions physiques. Mais on se heurte alors à l’extrême volatilité des catalogues chez la plupart des opérateurs sur le marché. Déjà d’un pays à l’autre, même francophones, les offres changent drastiquement. Mais en plus, pour des questions de renouvellement de droits ou de faible rentabilité de certains titres, les films peuvent disparaître du jour au lendemain. Ainsi ça fait un bout de temps que « La Brigade en folie »  a été enlevée du catalogue Netflix…

Pour l’instant l’outil le plus précieux pour se retrouver dans cette jungle est le moteur de recherche des Vidéos A la Demande (VAD) du Centre National du Cinéma qui nous rappelle toute l’importance du service public !

Enfin le marché de l’offre VOD est à l’heure actuelle en plein bouillonnement. De nombreux projets se créent, évoluent, sont rachetés ou meurent en quelques mois et rien ne dit que dans deux ans les acteurs de ce marché n’auront pas complètement changé.

C’est pourquoi nous ne chercherons pas à signaler systématiquement les versions dématérialisées des œuvres que nous chroniquons, sauf cas exceptionnel comme pour « Alice et les Désirs » où le téléchargement direct sur le site de production c’est le seul moyen de voir et donc de faire vivre le film.

Au cas par cas, nous verrons si cela a une utilité par rapport à l’offre DVD/Blu-ray…

Et puis de toute façon en dehors de la VHS nous, vous savez…

 

beta

Et encore, la VHS ça valait déjà pas la Betamax ! Les vrais savent !

 

 

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1 Comment

  1. John dit :

    Bien le bonjour messieurs ,

    Entierement d’accord avec votre choix de ne pas inclure les V.O.D à l’équation , au delà du boulot que ça doit être, si en plus vous devez prendre en compte le système de roulement de certains sites, vous avez pas fini.

    Je passe également pour vous féliciter pour votre boulot, et votre capacité à dénicher toujours encore des perles du fin fond du fond du cinéma. Je vous aime , gros bisous et de très bonnes fêtes de fin d’année.

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