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La Nuit Nanarland en musique

By   /   6 octobre 2017  /   No Comments

La Nuit Nanarland 2 et son cortège de préparatifs chronophages étant terminée, on retrouve comme par magie un peu de temps libre pour s’occuper de toutes les basses besognes prosaïques plus ou moins restées en souffrance depuis quelques mois. Mais comme le ménage peut attendre encore un peu et qu’il n’y a plus tellement besoin de nourrir les poissons rouges depuis qu’ils se sont dévorés entre eux de dépit, la vraie priorité ce matin c’était bien entendu de mettre à jour notre radio-blog Nanarland. La thématique de cet update : la Nuit Nanarland.

Dangerous Men


« Un score dégueulasse que même Carrefour ne voudrait pas pour son rayon charcuterie » (Kevin95, forumer sur dvdclassik.com)

En premier lieu, la BO de Dangerous Men, après avoir vrillé la cervelle des 2300 spectateurs présents au Grand Rex le 23 septembre dernier, se devait d’intégrer notre playlist infernale. C’est désormais chose faite puisque pas moins de trois morceaux issus du film sont désormais en écoute : « Behaving Badly », « On The Attack! » et surtout l’inoubliable thème principal avec ses « du-du-du-du » imparables et son synthé merveilleusement pouet-pouet. Composés et interprétés par John S. Rad himself (de son vrai nom Jahangir Salehi), par ailleurs réalisateur, producteur, scénariste, monteur et homme à tout faire du film, ces morceaux sont à l’image de Dangerous Men : d’une ringardise chimiquement pure, avec des taux de concentration si élevés qu’ils finiraient presque par décourager l’ironie.


A retrouver dans la playlist sous les titres « Dangerous Men – Behaving Badly (John S. Rad) », « Dangerous Men – Main Theme (John S. Rad) » et « Dangerous Men – On The Attack! (John S. Rad) »

Passons rapidement sur Mega Force, puisqu’il est déjà à l’honneur sur notre radio-blog depuis BELLE LURETTE avec deux morceaux à la gloire des combinaisons en lycra, des pouces levés et des bandeaux brodés couleur azur, et enchaînons sur…

Black Roses – Me Against The World (Lizzy Borden)

Quatrième film projeté lors de notre dernière édition, Black Roses (1988) avait presque des allures d’honnête série B après la folie d’un Dangerous Men ou de Tarkan contre les vikings. Difficile pourtant d’oublier Damian, leader au strabisme naissant et au charisme faisandé du groupe SATANIIIIISTE Black Roses, et sa horde de monstres en latex. Surtout quand il braille sur scène, tous tétons dehors, un hair metal aux paroles aussi inoffensives que « Leave me alone, you don’t know what I feel » (laisse-moi tranquille, tu sais pas ce que je ressens) qui évoquent plus un pré-ado en révolte qu’un dangereux prêche occulte. Le morceau en question, c’est « Me Against The World », premier single du troisième album du groupe Lizzy Borden, un des plus purs représentants de la vague glam rock qui fut – il faudra bien rendre des comptes aux générations futures – inexplicablement en vogue dans les années 1980. Et si en plus de saigner des oreilles vous voulez aussi saigner des yeux, voici le clip original.

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A retrouver dans la playlist sous le titre « Black Roses – Me Against The World (Lizzy Borden) »

Le morceau suivant en appel aux lointains souvenirs des vétérans des Nuits Excentriques, les durs, les vrais, les tatoués. Souvenez-vous les braves, c’était le 18 février 2006, dans la salle Henri Langlois de la « nouvelle » cinémathèque de Bercy (416 places, pas une de plus !). Pour la 2ème édition de ces Nuits était proposé, à 5h30 du matin, ce qui reste comme l’un des souvenirs les plus grandioses de ces raouts en 24 i/s : la projection du nippo-thaïlando-taïwanais « Les Hommes d’une autre planète », dans lequel les bien nommés « statue du temple » et « astronaute américain » tabassaient copieusement des Martiens ayant eu la mauvaise idée de vouloir envahir la Terre, sous les joyeux vivas d’un public conquis. Hommage au souvenir de cette folle projection donc, avec un court morceau typique des tokukatsu de l’époque, tout en orchestration pompière et swinguante à la fois. De la musique d’une naïveté enthousiasmante, qui donnera envie, aux uns de survoler des villes-maquettes bras tendus et poings en avant pour aller casser la gueule à de gros streums en caoutchouc, aux autres de se boucher les oreilles à cause des cuivres célébrant de façon un peu trop tonitruante le triomphe des Gentils contre les Méchants.


A retrouver dans la playlist sous le titre « Les Hommes d’une autre planète (Radioblog Edit) »

Enfin, afin d’aller toujours plus loin dans la recherche de pépites obscures et soigner l’éclectisme extrême de notre playlist, on conclue cet update avec un détour par le Québec et le film érotique « Y’a plus de trou à Percé » (quel titre !). Sorti en 1971 dans la belle province (et en version anglaise à l’international sous le titre plus fade « Loving & Laughing »), cette production paillarde relate les frasques d’un jeune bourgeois coincé qui échange, le temps d’un été, son identité avec celle d’un leader hippy vivant dans la commune de Percé. Certains se souviendront peut-être en avoir vu la bande-annonce lors de la 10ème Nuit Excentrique – la dernière à s’être tenue dans les locaux de la Cinémathèque (oui, je précise juste ça pour être un minimum raccord avec la thématique annoncée de cet update !).
Composée par Paul Baillargeon, la majorité de la BO évolue dans le registre du « Soft-Psych », c’est-à-dire des balades/folk mais avec une touche d’électronique. La sélection fut dure mais nous en avons retenu ici la version instrumentale du thème principal, et un medley maison qui comprend les morceaux « O Percé », « Gaspé adieu » ainsi que deux extraits de dialogues en français d’un intérêt quasi-sociologique sur la pilule contraceptive et la nourriture de hippies. Gros coup de coeur pour ce medley fortement inspiré par les westerns spaghetti de l’époque, mais en version électronique ! Ce mélange des genres, doucettement mélancolique, produit un effet déroutant au charme fou. Pour plus d’infos sur cette BO et sur bien d’autres perles, on ne saurait trop vous recommander la visite du merveilleux blog Psyquébélique, tenu par un DJ québécois aussi passionné que passionnant.

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A retrouver dans la playlist sous le titre « Y’a plus de trou à Percé – O Percé, Gaspé adieu (par Paul Baillargeon) (Radioblog Medley) »


A retrouver dans la playlist sous le titre « Y’a plus de trou à Percé – Y’a plus de trou à Percé (par Paul Baillargeon) »

Le radio-blog de Nanarland et toutes ses merveilles, c’est ICI.

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About the author

Né en 1980, rédacteur de Nanarland depuis 2001, vidéovore chevronné, vit et travaille à Grenoble comme monteur vidéo.

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